La Roumanie et moi…

De ma petite enfance, je me rappelle une grand-tante qui, à chaque fois que nous lui rendions visite, ne manquait pas d’évoquer les souvenirs de sa vie en Roumanie, à Bucarest, dans les années 20 ou 30.

J’avais 7 ans quand elle est morte. Bien plus tard, mon grand-oncle, son second mari, me raconta un jour son voyage en Roumanie avant la Seconde Guerre mondiale. « Tu sais, là-bas, tout le monde parle français », m’avait-il dit. Il avait aussi gardé le souvenir du goût et du parfum de l’aneth dans la cuisine roumaine.

Roumanie, Roumanie… Ce mot s’était imprimé dans la tête du petit garçon que j’étais et qui, dès lors que je l’entendais, me faisait dresser l’oreille. J’ai quitté l’école primaire en ayant retenu qu’Anna de Noailles était d’origine roumaine et que la Roumanie était un important producteur de pétrole. Et je n’ai jamais confondu Bucarest et Budapest.

De ces souvenirs d’enfance – je me rends compte aujourd’hui combien ils m’ont marqué –  j’avais gardé une curiosité pour ce pays que je ne connaissais que de nom et par les souvenirs de ma grand-tante. Il me restait un pas à franchir.

En 1972, à 21 ans, je m’y rendis pour la première fois à l’invitation de ma correspondante roumaine. Eh oui… Et depuis, le lien ne s’est jamais desserré.  Au contraire.

J’ai travaillé, au cours de la seconde partie de ma carrière professionnelle, à la direction de la communication interne d’une grande banque française. J’ai fait du journalisme d’entreprise en quelque sorte, pour divers supports écrits.

Aujourd’hui, je suis retraité. J’ai 69 ans et je vis la plus grande partie de l’année à Braşov bien qu’une part de moi-même soit restée à Timişoara. Le reste du temps, je suis en France.

J’ai collaboré bénévolement pendant 6 ans à une petite revue, « Les Nouvelles de Roumanie » – qui ne paraît plus depuis 2017 – créée par un journaliste français et son épouse roumaine. Je faisais principalement des traductions, j’ai aussi proposé quelques articles.

Mariana Antoneag m’a invité à intégrer l’équipe de Roomanies.com. J’en suis ravi et je lui en suis très reconnaissant. C’est avec grand plaisir que j’apporterai ma contribution à ce projet avec mes souvenirs, mon expérience et… mon enthousiasme.

Je le fais aussi tout simplement parce que j’aime la Roumanie.

Ce que j’aime dans la vie…

A part mes enfants, mes petits-enfants et la Roumanie :

  • Lire la presse française et roumaine (au moins deux heures par jour) ;
  • La lecture en général : romans, essais, histoire contemporaine particulièrement celle qui va des années 30 à la fin de la Guerre froide, grands classiques de la littérature ;
  • La BD, celle de mon enfance et de mon adolescence ;
  • J’ai lu « Dracula », le roman de Bram Stocker pour la première fois à l’âge de 12 ans et je  ne peux pas passer à Bistriţa sans me rappeler que Jonathan Harker, le héros du roman, y a passé une nuit avant de se rendre au château du comte-vampire.
  • Le cinéma, de préférence dans une salle. Je suis bon public, je regarde tous les genres ;
  • La musique traditionnelle américaine ;
  • Les grands guitaristes américains : Chet Atkins, Jerry Reed, Merle Travis, Doc Watson, Mississipi John Hurt, etc.
  • La musique baroque.
%d blogueurs aiment cette page :