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Vladimir Cosma est un compositeur, violoniste et chef d’orchestre français, né le 13 avril 1940 à Bucarest (Roumanie).

Il a composé la musique d’un grand nombre de films célèbres du cinéma français des années 1970, 80, et 90.

Vladimir Cosma est né à Bucarest dans une famille de musiciens. Son père, Teodor Cosma est pianiste et chef d’orchestre ; sa mère, Carola, est musicienne et championne d’Europe et de Roumanie de natation ; son oncle, Edgar Cosma, est compositeur et chef d’orchestre ; une de ses grand-mères est pianiste, élève de Ferruccio Busoni. Son père le prénomme Vladimir par amour pour la culture française symbolisée par l’ambassadeur de France en Roumanie d’alors, Wladimir d’Ormesson.

Vladimir Cosma étudie le violon et la composition au conservatoire National de Bucarest.

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Dès l’âge de huit ans, il se produit en concert avec son père.

Après des premiers prix de violon et de composition au conservatoire National de Bucarest, il arrive à Paris, en 1963 et poursuit ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et travaille avec Nadia Boulanger. En plus de la musique dite « classique », il se passionne très tôt pour le jazz, la musique de films et toutes formes de musique populaire.

À partir de 1964, il effectue de nombreuses tournées à travers le monde comme violoniste concertiste et se consacre de plus en plus à la composition. Il écrit différentes œuvres dont : Trois mouvements d’été pour orchestre symphonique, Oblique pour violoncelle et orchestre à cordes, des musiques de scène et de ballet (Volpone pour la Comédie-Française, Fantômas…).

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Musiques de films
En 1968, Yves Robert lui confie sa première musique de film pour Alexandre le Bienheureux, en remplacement de Michel Legrand, trop occupé.
Vladimir Cosma, depuis, a composé plus de trois cents partitions pour des films de longs métrages cinéma et séries télévisées.

On lui doit la musique de très nombreux succès du cinéma parmi lesquels : Le Grand Blond avec une chaussure noire, Diva, Les Aventures de Rabbi Jacob, La Boum, le Bal, L’As des as, La Chèvre, Les Compères, Les Fugitifs, Les Zozos, Pleure pas la bouche pleine, Dupont Lajoie, Un éléphant ça trompe énormément, Les Rois du gag, L’Animal, La Dérobade, Le père Noël est une ordure, L’Étudiante, La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, Les Malheurs d’Alfred, Le Distrait, La moutarde me monte au nez, La Course à l’échalote, Je suis timide mais je me soigne, Le Jouet, Le coup du parapluie, L’Aile ou la Cuisse, Banzaï, Inspecteur la Bavure, Le Dîner de cons…

Il collabore notamment avec Yves Robert, Gérard Oury, Francis Veber, Claude Pinoteau, Jean-Jacques Beineix, Claude Zidi, Ettore Scola, Pascal Thomas, Pierre Richard, Yves Boisset, André Cayatte, Jean-Pierre Mocky, Édouard Molinaro et Jean-Marie Poiré.

Vladimir Cosma s’est également illustré dans d’importantes productions télévisuelles françaises et américaines : Michel Strogoff, L’Enlèvement de David Balfour (Kidnapped), L’Amour en héritage (Mistral’s Daughter), Châteauvallon, Les Mystères de Paris, Les Cœurs brûlés…

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Autres créations
La musique de film lui permet d’aborder et d’approfondir différentes tendances musicales : le jazz (avec des œuvres écrites pour des grands solistes comme Chet Baker, Toots Thielemans, Don Byas, Stéphane Grappelli, Jean-Luc Ponty, Philip Catherine, Tony Coe, Pepper Adams, la chanson (pour Nana Mouskouri, Marie Laforêt, Richard Sanderson, Diane Dufresne, Herbert Léonard, Mireille Mathieu, Nicole Croisille, Lara Fabian, Guy Marchand…), des œuvres d’inspiration folklorique pour Gheorghe Zamfir, Stanciu Simion « Syrinx » (flûte de pan), Liam O’Flynn (uilleann pipes), Romane (guitare), ainsi que de formes classiques (Concerto de Berlin pour violon et orchestre, Concerto pour euphonium et orchestre, Concerto ibérique pour trompette et orchestre, Courts-métrages pour quintette de cuivres…).

En 2006, il a dirigé, en création mondiale, son œuvre Eh bien ! dansez maintenant, divertissement pour narrateur et orchestre symphonique d’après les Fables de Jean de La Fontaine, lors d’un concert donné au Victoria Hall à Genève, avec l’Orchestre de la Suisse romande et Lambert Wilson comme récitant. C’est à la tête de l’Orchestre national de France qu’il reprend cette œuvre en décembre 2010, en création parisienne au théâtre des Champs-Élysées, avec la participation d’Éric Génovèse, sociétaire de la Comédie-Française.

Vladimir Cosma a écrit l’opéra Marius et Fanny, d’après la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol dont la création a eu lieu en septembre 2007 à l’Opéra de Marseille, avec Roberto Alagna et Angela Gheorghiu dans les rôles-titres ainsi que Jean-Philippe Lafont dans le rôle de César. Ces représentations ont fait l’objet d’une captation diffusée plusieurs fois à la télévision sur les chaînes Arte et France 3.

En 2008, il a composé la comédie musicale Les Aventures de Rabbi Jacob, créée au Palais des congrès de Paris, avec Éric Métayer et Marianne James.

Le 6 juin 2009, Vladimir Cosma dirige en création mondiale dans l’église Sainte-Madeleine de Béziers, la cantate 1209 pour soprano, récitant, chœurs d’enfants et orchestre qu’il a écrite à l’occasion du huitième centenaire du Sac de Béziers, sur un livret de Marc Henric3. Elle est interprétée par les Petits Chanteurs de la Trinité4, la maitrise de la cathédrale de Béziers (Pueri Cantores), l’orchestre Baeterra, la soprano Ulrike Van Cotthem et le comédien Dominique Lautré. Cette œuvre fait référence au massacre de milliers d’habitants à Béziers en 1209, lors de la croisade des Albigeois.

Parallèlement, il se consacre à la direction d’orchestre et à la réécriture de ses musiques de films dans le but de leur exécution en dehors des salles de cinéma et plus particulièrement pour des concerts symphoniques. Il donne, entre autres, en 2003 un concert à Genève avec l’Orchestre de la Suisse romande, une série de concerts en 2003 avec l’Orchestre national de Lyon, trois concerts en 2005 et deux en 2014 à Paris au Grand Rex et un concert exceptionnel en 2010 avec l’Orchestre national de l’Ile-de-France au théâtre du Châtelet à Paris.

Il se produit également dans de nombreux pays avec de grands orchestres symphoniques et des solistes prestigieux tels que Ivry Gitlis, Vadim Repin, Wilhelmenia Fernandez, Patrice Fontanarosa, Jean-Luc Ponty, Didier Lockwood, Stanciu Simion « Syrinx », Philip Catherine…Un livre d’entretiens avec Vincent Perrot intitulé Vladimir Cosma comme au cinéma est paru en 2009 aux éditions Hors-Collection, ainsi qu’une anthologie phonographique de ses musiques de films regroupant 91 bandes originales intégrales en deux volumes en 2011.

Deux soirées lui ont été consacrées par France 3 en 2010, qui a diffusé son concert au théâtre du Châtelet et un film documentaire intitulé Vladimir Cosma intime. Les 23 et 24 mars 2013, il donne deux concerts au Grand Rex, qui reprennent quelques-unes de ses musiques de films les plus connues, avec la participation de la chanteuse Nolwenn Leroy. Un extrait de 1209 y est également chanté.

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Distinctions
Vladimir Cosma a reçu deux Césars de la meilleure musique de films pour Diva (1982) et Le Bal (1984), deux 7 d’or de la meilleure musique télévisée, ainsi que divers prix et distinctions en France et à l’étranger.

Il a également obtenu de nombreux disques d’or et de Platine à travers le monde (France, Allemagne, Japon, Angleterre, Suisse, Belgique, Italie, Hollande, Scandinavie…).

Vladimir Cosma est chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur, commandeur des Arts et des Lettres et Grand officier du Mérite culturel roumain.

Maitre Renard avec l’aide de Wikipedia

7 réponses sur « Personnalités d’origine roumaine: le compositeur Vladimir Cosma »

  1. Un musicien hors pair que tous les amateurs de cinéma connaissent ne fut-ce qu’en entendant ses musiques. Cet homme a toujours eu le don de savoir trouver les musiques justes adaptées à chaque film et d’en faire des succès auprès du grand public.
    C’est bien la preuve d’une grande culture musicale et d’une capacité de composer en adaptant à sa manière différents styles de musique pour qu’il aille avec l’esprit du film ou d’une action.
    Tout le monde a en tête la musique de « Rabbi Jacob » ou du grand blond avec une chaussure noire ou d’Alexandre le bienheureux.
    Les réalisateurs ont vite compris qu’ils avaient affaire à un compositeur de génie puisque tous les rands du cinéma français ont fait appel à lui.

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